Abidjan choisie pour accueillir le bureau régional du Fonds vert pour le climat (Revue de presse)

Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba

 

    L’actualité de la semaine du 23 29 mars 2026a été marquée par une annonce majeure : Abidjan devient le siège régional Afrique du Fonds vert pour le climat.

    Abidjan a officiellement été désignée pour accueillir le bureau régional Afrique du Fonds vert pour le climat (FVC), couvrant l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et une partie de l’Afrique du Nord, à l’issue de la 44ᵉ réunion du Conseil d’administration tenue à Incheon, Corée du Sud.  Selon le gouvernement ivoirien, l’installation du bureau régional Afrique du Fonds vert pour le climat à Abidjan devrait générer des retombées économiques significatives. Outre la création d’emplois directs et indirects, cette implantation favorisera le développement d’une expertise locale dans le domaine du financement climatique, renforçant ainsi la position de la Côte d’Ivoire comme hub régional de la finance verte. Un choix qui confirme l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur de la lutte contre les effets du changement climatique, tout en renforçant son rôle de hub régional pour la finance verte et l’innovation environnementale.

    En outre, Le Symposium international sur la décentralisation, organisé par le Sénat à Yamoussoukro du 26 au 28 mars 2026, a débouché sur une série de recommandations majeures pour renforcer la gouvernance locale. Suite à l’état des lieux de la décentralisation en Côte d’Ivoire dressé par les participants, les travaux ont permis de mesurer les avancées réalisées ces dernières années, mais aussi d’identifier les difficultés qui freinent encore le processus. Parmi celles‑ci figurent le transfert effectif des compétences et des ressources aux collectivités territoriales, le renforcement des capacités des élus locaux ainsi que l’harmonisation des textes réglementaires. Kandia Kamissoko Camara, présidente du Sénat, a assuré qu’un suivi actif sera mené afin que les propositions formulées se traduisent en réformes concrètes.

    Diplomatie régionale, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont profité de la 14ᵉ conférence ministérielle de l’OMC à Yaoundé (26–29 mars 2026) pour renforcer leur coopération commerciale, en mettant l’accent sur la fluidité des échanges transfrontaliers et la facilitation du commerce transnational. Le ministre ivoirien du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, Kalil Konaté et son homologue Élisabeth Ojuzu du Ghana ont annoncé une visite de travail conjointe à la frontière afin d’évaluer sur place les difficultés rencontrées par les commerçants et transporteurs. Dans cette dynamique, une Chambre de commerce et d’industrie du Ghana sera prochainement inaugurée à Abidjan, pour faciliter les échanges entre opérateurs économiques des deux pays et fluidifier davantage leurs relations commerciales.

    La Côte d’Ivoire et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ouvrent un nouveau chapitre de leur coopération. Les deux partenaires ont signé un protocole d’accord couvrant la période 2026‑2030, dans le cadre du Programme de coopération (CPD), avec pour axes majeurs la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le développement. Selon Souleymane Diarrassouba, ministre du Plan et du Développement et la représentante résidente du Pnud, Blerta Cela, la signature de ce protocole d’accord marque une étape majeure dans l’accompagnement de la Côte d’Ivoire vers une croissance inclusive et durable. Cette dynamique s’appuie sur la transformation numérique des services publics et sur l’innovation, mises au service d’une croissance résiliente et tournée vers l’avenir. Le protocole d’accord prévoit un soutien accru aux entreprises locales, la création de plus de 100 000 emplois, notamment verts et bleus, un accès élargi à l’énergie propre, la protection de millions de personnes face aux risques climatiques et la restauration des écosystèmes.

    Pour conclure, un projet de loi est en cours d’élaboration en Côte d’Ivoire pour assurer une meilleure protection sociale, physique, juridique, et même financière des lanceurs d’alerte. Pendant quatre jours, un atelier a réuni à Abidjan des représentants d’institutions, de ministères, d’organisations internationales, de la société civile et des médias afin de travailler à l’élaboration d’un avant‑projet de loi et d’un guide pratique. Ces échanges ont permis de croiser les expertises et de poser les bases d’un dispositif destiné à protéger les lanceurs d’alerte et à consolider la transparence dans la gouvernance publique. À travers cette initiative, la Haute Autorité pour la bonne gouvernance (HABG) entend sécuriser les signalements et offrir un cadre juridique solide pour renforcer la lutte contre la corruption. Une mission que Jimmy Condé, directeur exécutif de la plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique, entend mener « main dans la main avec la Côte d’Ivoire afin que le pays puisse se doter d’une loi qui servirait de modèle pour l’ensemble du continent. »

Axelle Bomo

Lemediacitoyen

 

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