À quelques semaines de l’élection présidentielle ivoirienne prévue le 25 octobre, Amnesty International exhorte les candidats à l’élection présidentielle à s’engager en faveur d’une gouvernance respectueuse des droits humains. L’organisation a publié, le 15 septembre, un manifeste identifiant six priorités pour le prochain chef de l’État.
Selon Marceau Sivieude, directeur régional d’Amnesty pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, « le ou la président·e devra s’attaquer aux violations persistantes des droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, mettre fin aux expulsions forcées, garantir justice et réparations pour les victimes de violences électorales, mettre fin aux violences basées sur le genre, protéger les droits des enfants et assurer le droit à un environnement sain ».
Amnesty pointe notamment l’usage abusif du Code pénal pour réprimer les voix critiques, la persistance des expulsions forcées sans compensation, l’absence de justice pour les victimes des violences électorales de 2010-2011 et de 2020, ainsi que les obstacles rencontrés par les survivantes de violences sexuelles. L’organisation insiste aussi sur la nécessité de lutter efficacement contre le travail des enfants et d’assurer un enregistrement civil universel.
Sur le plan environnemental, elle alerte contre l’exploitation forestière illégale, l’accaparement des terres et la pollution liée à l’orpaillage, appelant à des mécanismes de consultation et d’indemnisation des communautés affectées.
« Ces élections offrent une occasion unique de renforcer le respect des droits humains en Côte d’Ivoire », a conclu Marceau Sivieude, appelant l’ensemble des candidats à intégrer ces priorités dans leurs programmes.
Delores Pie
Lemediacitoyen.com

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