Féminicides en Côte d’Ivoire / La Comfeministes-CI demande une loi spécifique (Communiqué)

Féminicides
La Comfeministes affiche une position transformatrice de la société ivoirienne face aux féminicides
Féminicides en Côte d’Ivoire. Une coalition d’organisations et militantes féministes interpelle dans un communiqué dont nous avons reçu copie le 13 septembre 2025. Nous vous proposons l’intégralité du communiqué.
Communiqué de presse de la Coalition des Organisations et Militantes Féministes de Côte d’Ivoire (La Comfeministes)
Féminicide de Madame Tra Lou Grâce : Assez, c’est assez !
La Coalition des organisations et militantes féministes de Côte d’Ivoire exprime sa douleur et son indignation face au récent féminicide qui a endeuillé notre pays. Tra Lou Grâce, étudiante de l’INFAS, a été tuée sous les coups de son conjoint, victime de la violence machiste et de la misogynie qui gangrènent notre société.
À ce drame s’est ajoutée une vague de discours haineux et sexistes, visant particulièrement les étudiantes de l’INFAS et du CAFOP. Nous, la Comfeministes, rappelons que les femmes ne sont pas la propriété de leurs conjoints ni de quiconque. Elles sont des êtres humains à part entière, dotées de droits et de libertés fondamentales.
La Côte d’Ivoire a souscrit à de nombreux engagements nationaux et internationaux pour la protection des droits des femmes. Nous dénonçons avec force ces crimes barbares qui cherchent à contrôler, dominer et ôter la vie aux femmes.
Nous appelons la justice ivoirienne à sanctionner ce féminicide avec toute la rigueur de la loi et à poursuivre les auteurs de discours de haine, d’apologie du féminicide et de désinformation sexiste. Nous appelons aussi les autorités à prendre des mesures concrètes pour garantir l’application stricte des lois existantes et mettre fin à l’impunité.
Nous revendiquons l’adoption d’une loi spécifique inscrivant le féminicide dans le Code pénal comme circonstance aggravante de l’homicide. Ce cadre juridique est nécessaire pour rendre justice aux victimes et prévenir de nouveaux drames.
Au-delà du droit, il est urgent de déconstruire les structures patriarcales qui alimentent ces violences. Le changement des mentalités et la lutte contre les stéréotypes sexistes et misogynes doivent être menés à tous les niveaux de la société.
Aux côtés de la famille de la victime et de toutes les femmes victimes de violences, nous clamons haut et fort : Assez, c’est assez !
Nous appelons enfin toutes les organisations féministes et féminines à s’unir pour dénoncer ces crimes et exiger des mesures fortes en faveur des droits des femmes.
Fait à Abidjan, le 12 septembre 2025
La Comfeministes
Les titres et surtitre sont de la Redaction
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