Des féministes africaines s’annoncent devant le Parlement panafricain

La manif est annoncée pour le 25 juillet 2026

 Des féministes africaines, des organisations de défense des droits des femmes, des survivantes, des avocats, et des défenseurs des droits humains, vent débout. Le 25 juillet 2026, elles et ils annoncent une mobilisation devant le Parlement panafricain. Il s’agit d’une manif pour exiger un examen approfondi de la Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles (AU CEVAWG).  

L’affiche de la manif

Objectif:  exhorter les États membres de l’Union africaine à suspendre toute recommandation de ratification immédiate de la convention. Les organisatrices insistent sur l’importance de prendre le temps nécessaire pour écouter les préoccupations exprimées par les militants des droits des femmes et les experts juridiques, afin de garantir que tout nouvel instrument juridique renforce plutôt que fragilise les protections existantes.

« Notre message est clair : Marquez une Pause. Écoutez. Révisez. Renforcez. Puis ratifiez », déclarent-elle dans un communiqué dont nous avons reçu copie et daté du 20 juillet 2027. Elles soulignent que cette initiative ne constitue pas un rejet des efforts pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles. Mais, plutôt un appel à la prudence et à la diligence dans l’élaboration de lois qui affectent directement la vie et les droits des femmes africaines.

Les préoccupations soulevées par les mouvements féministes et les organisations de défense des droits des femmes portent notamment sur des incohérences potentielles avec les normes existantes en matière de droits humains, des mécanismes de responsabilité jugés insuffisants, ainsi que des dispositions qui pourraient engendrer une incertitude juridique. Les militantes insistent sur le fait que le Protocole de Maputo, qui reste l’instrument le plus complet pour la protection des droits des femmes en Afrique, ne doit pas être affaibli par la nouvelle convention.

« Les femmes africaines méritent des cadres juridiques qui avancent nos droits et ne laissent pas place à des interprétations futures qui pourraient affaiblir les protections établies », affirment-elles.

La mobilisation s’inscrit dans un contexte où, à l’échelle mondiale, les droits des femmes sont de plus en plus attaqués. Les participantes à la manifestation appellent le Parlement panafricain à prendre ses responsabilités, en veillant à ce que les instruments juridiques adoptés soient solides, basés sur les droits et capables de promouvoir l’égalité et la dignité des femmes et des filles africaines.

Le Parlement panafricain (PAP) est l’organe législatif consultatif de l’Union africaine, visant à impliquer les citoyens africains dans les décisions continentales. La manif a lieu dans le cadre de la campagne Pause for Purpose.

Nesmon De Laure

Lemediacitoyen.com 

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