Kadidia Fofana, au Mali, elle veut la présidence de la République.

  Elle rêvait de devenir avocate, elle fini ses études par le journalisme et les sciences humaines. Diplômée d’une grande école de journalisme au Mali et de la Flash-la faculté des lettres des arts et des sciences humaines- de « l’université du Mali », la première université de Bamako. Lucarne sur ce feu follet qui a pour ambition de devenir la présidente de la République du Mali.

     Pour parler avec Kadidia Fofana, c’est la croix et la bannière puisque souvent en voiture, volant de rendez-vous en réunions, elle profite de ces moments dits de « liberté en voiture » pour accorder des entretiens au téléphone. Quand on lui pose la question sur ses ambitions, elle affirme haut et fort « Je serai présidente du Mali ».

    Dans un Mali où les Ayatollahs religieux règnent spirituellement sur la vie du peuple, les femmes ne sont pas véritablement enclines à prétendre au poste suprême. La native de Bamako se sent aiguillée pour diriger ce pays musulman. A travers son mouvement « An ten se boala » qui littéralement signifie « pour le mali », elle s’est positionnée comme une véritable icône auprès de nombreux maliens.

    Directrice nationale de campagne

    Chassée du parti Adema lors de la dernière élection présidentielle malienne pour avoir accepté de diriger la campagne de Soumaïla Cissé qui l’avait nommé directrice nationale adjointe de campagne. Cette élue communale à la mairie de Bamako 2 nage comme un silure dans les eaux politiques maliennes qui sont parfois très boueuses pour elle.

    À 37 ans, celle que les maliens appellent  Winnie Mandela a parfois broyé du noir dans sa vie privée pour son engagement politique. Après lui avoir donné quatre enfants, son mari l’a quitté en 2020. Kady comme l’appellent ses intimes accuse le pouvoir IBK d’avoir sonné la fin de son couple en mettant dans la balance un divorce et un poste à son ex-époux.

    Ce revers lui a sans doute donné plus de force dans la direction du « Collectif des Amazones du Mali », une organisation qu’elle dirige depuis 2017, année de la mort de la standardiste à la présidence, Fanta Sekou Fofana assassinée par son époux au sein du palais Koulouba comme on appelle la présidence malienne.

    Cette organisation de la société civile est très active dans la défense des droits de la femme malienne. Kadidia Fofana affirme qu’elle « se bat pour que la femme malienne ne continue pas d’être brimée et que la main protectrice du mari ne se transforme pas en une main de bourreau, malheureusement cette main qui devait protéger les épouses, les conduit souvent vers la mort ».

    Kadidia Fofana a tâté de la diplomatie en étant chargée de mission au ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale sous le pouvoir d’Ibrahim Boubacar Keita, après des accords entre lui et son principal opposant Soumaila Cissé.

           Les 49 militaires ivoiriens détenus à Bamako

    • Pour les 49 militaires ivoiriens détenus par la justice malienne et qualifiés de mercenaires par la junte au pouvoir au Mali, Kadidia Fofana demande aux différentes autorités d’user à fond de la diplomatie pour trouver une solution à cet incident qui a pris de l’ampleur entre les deux pays. « A la place des autorités maliennes, j’aurais pris la décision de ramener l’avion et ses passagers à Abidjan. Le Mali et la Cote d’Ivoire sont des pays frères liés par des liens historiques, géographiques, économiques et plusieurs autres facteurs. Il ne serait pas du tout intéressant que ce conflit puisse durer autant.

    Je profite pour demander aux cybers-activistes et pseudo-vidéastes des deux pays d’éviter d’ajouter de l’huile sur le feu. Si une crise armée éclate entre le Mali et la Côte d’Ivoire cela n’arrangera aucun des deux protagonistes car si comme je le dis, on tire sur 100 habitants ivoiriens en Côte d’Ivoire, il ne sera pas étonnant qu’on retrouve 50 maliens parmi les victimes, nous formons tous une seule identité ». Conclut la future candidate à la présidence malienne.

    Possédant plusieurs cordes à son arc, cette sportive patentée qui supporte l’équipe du Djoliba Fc et qui pratique de longues marches et de l’escalade, par ailleurs directrice d’une radio privée se donne assurément les moyens de satisfaire son ambition. Celle de diriger le Mali juste après la junte.

Armand Iré

Lemediacitoyen.com 

 

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