C’est une frêle jeune dame débordante de calme qui nous a entretenu sur son parcours et ses ambitions dans le métier qu’elle s’est choisie: habilleuse traditionnelle. Portrait d’une entrepreneure à prendre en compte.

Bonneuil-Sur-Marne ville salvatrice
C’est à Bonneuil-sur-Marne dans le département du Val-De-Marne (département 94), que vit Patricia Tagro. Elle a choisi cette commune qui cultive l’audace de la dignité comme l’indique la devise des bonneuilloises et des bonneuillois, pour être le théâtre de la troisième édition du festival internationnal des tenues traditionnelles de l’Afrique. Cette trouvaille de Patricia Tagro est devenu un concept culturel qu’elle compte organisé chaque année. Pour cette édition, la mairie de Bonneuil-Sur-Marne a gracieusement offert l’espace pour que cette foire de l’habillement traditionnel y pose ses valises. Neuf pays ont accepté de participer à ce festival. Le Bénin, le Burkina-Faso le Cameroun, la Cote d’Ivoire, le Mali le Sénégal, la République Démocratique du Congo, le Maroc, le Togo feront découvrir aux français et autres invités les spécificités de leur habillement traditionnel. Le 20 juin 2026 de 8h à 22h, il y aura du feu comme artifice à cette fête qui comportera la mise en exergue des tenues traditionnelles à travers des expositions, des défilés et des conférences mais aussi de la gastronomie des pays invités.

Patricia se bat pour huit mille euros.
L’originaire de Soubré dans le sud-ouest de la Cote d’Ivoire a du pain sur la planche par ses moments de canicule en France. Patricia Tagro peine à réunir le budget prévisionnel de cet évènement. La patronne de Royal culture international pousse un cri de cœur pour la pérennité de son évènement. Avec calme et dignité elle explique qu’elle a toujours été disponible à chaque fois que l’Etat ivoirien la sollicite aux travers de ces deux ambassades établies en France. L’ambassade de France et la représentation ivoirienne à l’UNESCO. Cependant lorsqu’elle a besoin de son Etat (l’Etat de Cote d’Ivoire) en tant qu’entrepreneure, elle ne reçoit aucune réponse. A quelques jours de ce carnaval de tenues traditionnelles de l’Afrique dans sa globalité, l’organisatrice est inquiète et en appelle aux sponsors et d’autres de pouce pour cette troisième édition d’une culture portée par une ivoirienne de 48 ans. Patricia Tagro dit avoir un budget de 8500 euros pour satisfaire à tous les paramètres de son évènement.

Armand IRE à Paris

Soyez le premier à commenter