Construire la paix en Afrique de l’Ouest, une conférence essentielle pour l’avenir de la région (Contribution)

Les pays d'Afrique de l'Ouest en vert (DR)
« Crises Politiques en Afrique de l’Ouest : Repenser les Stratégies pour une Consolidation des Acquis Démocratiques ». C’est le thème de la Conférence Régionale sur la Paix et la Sécurité dans l’espace CEDEAO prévue  à Abidjan du 23 au 25 septembre 2026. Organisée par la Fondation Rosa Luxemburg, cette conférence marque le commencement d’une série d’événements annuels destinés à aborder les défis majeurs de la sous-région.
La paix, selon le dictionnaire Le Robert, se définit comme « des rapports calmes entre citoyens ; absence de troubles, de violences. La paix sociale. » Cette définition nous invite à comprendre la paix comme une atmosphère sociale où chaque individu, homme ou femme, peut vaquer à ses occupations sans craindre la violence ou les conflits. La paix est un état de quiétude qui favorise le développement et le progrès social. Comme l’a si bien résumé Félix Houphouët-Boigny dont une Fondation sur la paix porte le nom. « La paix, ce n’est pas un vain mot, mais c’est un comportement. » Ce comportement exige un engagement constant envers soi-même et envers les autres, pour créer les conditions nécessaires à la paix, où la bonne volonté et l’ouverture d’esprit sont fondamentales.
Cette réflexion nous amène à la notion de « paix positive » de Johan Galtung, qui va au-delà de l’absence de guerre et de conflits armés. Elle implique un État où règne la justice sociale, la lutte contre toute forme de violence et le développement d’infrastructures économiques et sociales, favorisant ainsi la cohésion entre les populations. Cette cohésion est essentielle pour garantir une paix durable.
Dans ce cadre, nous nous tournons vers l’Afrique de l’Ouest, une région malheureusement éprouvée par des conflits armés, des attaques terroristes, des troubles sociaux et des coups d’État. Actuellement, la région est divisée en deux blocs, suite au retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger, qui ont formé l’Alliance des États du Sahel (AES), exacerbant ainsi les déséquilibres.
C’est pourquoi la Conférence Régionale sur la Paix et la Sécurité dans l’espace CEDEAO, intitulée « Crises Politiques en Afrique de l’Ouest : Repenser les Stratégies pour une Consolidation des Acquis Démocratiques », se tiendra à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 23 au 25 septembre 2026. Organisée par la Fondation Rosa Luxemburg, une fondation politique allemande proche du parti de gauche DIE LINKE, cette conférence marque le commencement d’une série d’événements annuels destinés à aborder les défis majeurs de la sous-région.
La conférence aura pour but de favoriser le dialogue entre les pays participants, d’encourager le partage d’expériences et de réfléchir collectivement sur l’avenir de la région. De nombreux thèmes sont à l’agenda, notamment les causes profondes de l’instabilité dans la région, la crise économique, la pauvreté croissante, la prévention des conflits, le rôle des jeunes et des femmes dans la promotion de la paix, ainsi que les initiatives de développement durable.
Des experts locaux et internationaux, tels que le Professeur Djibril Ibrahim du Nigeria et le Professeur Dimitri Balima du Burkina Faso, prendront la parole lors de cette rencontre. L’événement rassemblera des décideurs politiques, des membres d’ONG, des étudiants et le grand public, pour des échanges fructueux.
Cet article n’est pas seulement une information, il est aussi une invitation. Nous appelons tous les citoyens d’Afrique de l’Ouest à participer à cette conférence et à s’engager dans les initiatives de paix, essentielles pour le développement et le bien-être social. Comme le disait Houphouët-Boigny : « Nous n’avons qu’un objet de haine : la guerre, qu’une seule obsession: la paix. » La paix commence par de petits gestes d’entente, de partage, de pardon et de tolérance au sein de nos communautés. Soyons tous des artisans de la paix, pour nous-mêmes et pour les autres.
Une contribution de Marie N’Guettia,
Responsable Programme à la Fondation Rosa Luxemburg
               *Le chapô est de la Redaction
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