Travailleuses domestiques. Elles se sont mobilisées pour prendre part au Forum social mondial 2026 à Cotonou du 6 au 9 août 2026. Au micro de notre envoyée spéciale, des présidentes d’associations de défense des aides ménagères venues de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, de Guinée, de Mauritanie, du Sénégal, du Ghana, de Gambie et du Togo livrent le bilan de leur combat.
Des conditions de travail encore précaires
« Pénible »: le mot revient dans la bouche de Kouamé Addad (Côte d’Ivoire). En Guinée, Martine décrit des femmes « marginalisées, exploitées », mal payées et ignorantes de leurs droits. Même constat en Mauritanie, où Ramatou Moussa dénonce des violations récurrentes, et au Sénégal, où Corka N’diaye évoque des employeurs qui « maltraitent souvent » leurs employées. Au Togo, Armande Blakime rappelle que de jeunes recrues, arrivées des villages sans repères en ville, restent exposées à toutes les violences. Au Ghana et en Gambie, Essi Eva Dumenu et Amie Cham pointent l’absence quasi générale de contrats, source d’insécurité et d’abus.
Des avancées portées par le plaidoyer
Les luttes menées, parfois depuis plus d’une décennie, portent leurs fruits. En Côte d’Ivoire, le SMIC a été revalorisé. Au Burkina Faso, Samira Ouedraogo salue un salaire minimum passé de 32 000 à 45 000 francs et un projet de loi élaboré en cours. En Guinée, des employeurs relaient désormais eux-mêmes la sensibilisation. Le Sénégal a vu son ministère du Travail publier un arrêté revalorisant le travail domestique. Au Togo, un réseau de points focaux permet aux jeunes filles et à leurs parents de solliciter l’association avant tout départ. En Gambie, Amie Cham salue une parole des victimes qui se libère peu à peu.
Appliquer les textes, une urgence !
Le constat est unanime : les textes existent, leur application fait défaut. La Guinée a ratifié la convention 189 de l’OIT, mais « elle n’est pas appliquée », regrette Martine. Au Togo comme au Sénégal, les organisations plaident pour l’adoption d’arrêtés déjà rédigés. En Côte d’Ivoire, en Gambie et au Ghana, l’urgence reste la mise en pratique des lois votées et la poursuite des sensibilisations, seul rempart contre le silence qui protège encore les abus.
Marie-Carmela Koffi
Lemediacitoyen.com

Franchement c’est une lettre noble et légitime. Ayant été resté autres d’un oncle, sa femme était plus qu’une vipère. Raison pour laquelle j’ai interdit môn épouse d’avoir une domestique dans notre foyer.