Trafic de la monnaie, Marius Comoé,  président d’associations de consommateurs interpelle  autorités et BCEAO

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Marius Comoé fait des propositions pour venir à bout de la vente de monnaie. (DR)
Marius Comoé fait des propositions pour venir à bout de la vente de monnaie. (DR)

Interrogé dans le cadre de l’enquête du site Lemediacitoyen sur le trafic de la monnaie, Marius Comoé,   président de la Fédération des associations de consommateurs actifs de côte d’Ivoire (FACA-CI) préconise des sensibilisation de proximité.

« Il nous revient de façon récurrente que les Commerçants, Chauffeurs de Taxi ou de Minicar, Vendeurs dans les marchés ou dans les Grandes Surfaces, Gérants de cabine, Boutiquiers… tous sans exception se plaignent de l’indisponibilité des pièces de monnaie dans les transactions commerciales. Certains, parmi ces derniers vont jusqu’à être réfractaires à l’acceptation même de certaines pièces de monnaie, alors même qu’avoir ladite monnaie dans les commerces aujourd’hui pour contenter chaque partie s’avère déjà difficile et relève d’un parcours de combattant », se désole le défenseur des droits des consommateurs au micro de Lemediacitoyen.com.

 Interrogé dans le cadre de l’enquête du site Lemediacitoyen sur le trafic de la monnaie, Marius Comoé  rappelle que les désagréments  concernent aussi bien les personnes que l’économie nationale. « Aux dernières nouvelles, cette situation d’absence de pièces de monnaie dans notre économie fait perdre des dizaines de milliards à nos finances publiques », indique Marius Comoé.

Poursuivant, il a interpellé l’ensemble des populations sur les dérives et autres déviations consistant à retenir les pièces de monnaie dans des boîtes et autres « ustensiles » qui font offices de coffres-forts.  « À cette situation déplorable s’ajoute à notre grand dam, le refus de certaines pièces de monnaie dans les échanges commerciaux. Ce qui a obligé les Responsables de la Banque Centrale, à réagir pour rassurer l’opinion nationale à s’abstenir de refuser dans les transactions commerciales, les transports publics et autres échanges commerciaux lesdites pièces, issues du reste de ses Ateliers de fabrication ».   

Pour lui, lorsqu’on sait que seule la BCEAO à le pouvoir de certifier la qualité d’un billet ou d’une pièce de monnaie, puisqu’ils constituent sa propriété exclusive et sont d’ailleurs émises par elle; les Usagers ont tout intérêt de se garder de telles pratiques, nuisibles à l’économie. « Personne n’a le droit de rejeter ou de refuser un billet de banque ou une pièce de monnaie en paiement d’une transaction commerciale, au risque de s’exposer à la rigueur de la loi. Ainsi donc et nous le disons tout net, le rejet de ces pièces constitue pour nous un comportement dénué de tout fondement », a-t-il dit.

                                                                   

Le premier responsable d’association de consommateurs n’ pas manqué d’appeler à la vigilance des Autorités Financières, des Banques et Établissements Financiers, afin qu’ils se penchent sérieusement sur ce phénomène qui pénalise le Consommateur, de sorte à y mettre un terme. Il a par ailleurs, fait des propositions de solutions à la Banque Centrale notamment ‘’faire des campagnes d’information et de sensibilisation de proximité, en vue de permettre à tous les Acteurs de comprendre réellement l’utilité de la disponibilité sur le marché de la transaction, des billets de Banque et autres pièces de monnaie’’.

Marina Kouakou

Lemediacitoyen.com

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