Liberté d’expression bafouée, Amnesty international s’inquiète

|251 vues |
 Liberté d’expression bafouée, Amnesty international s’inquiète
L'activiste Nahounou Daleba inculpé depuis le 28 janvier 2019 pour diffusion de fausses nouvelles , un musellement selon Amnesty international (DR)

Les activistes ivoiriens sont de plus en plus muselés  par la justice de leur pays. Amnesty international s’inquiète  de cette situation et invitent les autorités à abandonner les poursuites judiciaires.

A moins de deux ans de la présidentielle ivoirienne, l’heure n’est pas à la sérénité pour la liberté d’expression. Le député Alain Lobognon est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles à travers un tweet sur les réseaux sociaux. Son procès s’ouvre ce 29 janvier 2019. Nahounou Daleba, membre de la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire est inculpé depuis le 28 janvier 2019, toujours pour diffusion de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux.

Un autre activiste en ligne surnommé Carton Noir est arrêté et torturé selon Amnesty international.  L’ONG des droits de l’homme s’inquiète de la situation et interpelle les autorités ivoiriennes.  « Le député Alain Lobognon sera jugé ce 29 janvier. L’activiste Daleba Nahounou, secrétaire général par intérim de la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire (CICI) est pour sa part convoqué aujourd’hui par un juge, et finalement inculpé pour diffusion de fausse nouvelle mais n’a pas été incarcéré. Un autre activiste en ligne Soro Tangboho alias Carton Noir avait subi des actes de torture infligés par des agents de police, et est détenu depuis près de trois mois à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) pour trouble à l’ordre public », informe l’organisation.

«Les arrestations arbitraires et le harcèlement judiciaire des activistes et opposants ne visent qu’à museler les voix dissidentes dans un pays qui sort à peine d’élections locales émaillées de violences,» a déclaré Kiné Fatim Diop, chargée de Campagne pour l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. Qui déclare que « les autorités ivoiriennes doivent abandonner les poursuites judiciaires contre des activistes et opposants et immédiatement libérer les personnes arbitrairement arrêtées pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression ».

Justice Vero

Lemediacitoyen.com

Lire aussi:
Crise au BURIDA, les artistes annoncent un sit-in à partir du 14 mai

Email


*