Enfance et jeunesse, les confidences des jeunes de Bondoukou à Nash, ambassadrice Unicef

Nash échangeant avec des jeunes et des parents (DR)

L’artiste Nash a, à la veille de  la remise des locaux du Service de protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse de Bondoukou, entretenu les jeunes de la localité. Elle a recueilli  leurs préoccupations le 16 mai 2019 dans une salle de la préfecture de cette ville située dans le Nord-Est du pays.

 

Un exercice de vérité entre jeunes. Ainsi se résume la rencontre d’échanges entre l’artiste Nash, « la go cracra du Ghetto », et une vingtaine de jeunes à Bondoukou. Les interlocuteurs ont abordé sans faux fuyant les problèmes qui minent la jeunesse. La majorité a insisté sur  la chute du cours de l’anacarde. A en croire les intervenants, cette chute a une incidence malheureuse sur la scolarisation. « Je suis un élève en classe de terminale. C’est avec les revenus de l’anacarde que mes parents me scolarisent et surviennent à mes besoins. Malheureusement depuis un certain temps, le coût a baissé. C’est devenu difficile pour ma famille de pouvoir me prendre en charge », se lamente un jeune homme.

Une jeune fille mère insiste pour sa part sur les inconvénients de la chicotte à l’école sur sa fille. « Ma fille est timide et très intelligente. Mais à cause de la chicotte elle a peur d’aller à l’école. A la maison, je ne frappe jamais ma fille. Ce n’est pas le cas à l’école ou la maitresse se permet de la chicoter.  Ce qui fait qu’elle ne veut pas aller à l’école », s’indigne la jeune mère. D’autres intervenants ont voulu en savoir davantage sur le travail des enfants, entre autres.

 

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Pour chaque intervenant, l’artiste Nash, ambassadrice Unicef, a eu un mot de réconfort et d’encouragement. Se fondant sur sa propre expérience de vie, elle leur a demandé de ne pas baisser les bras face aux difficultés. « Je vous encourage à vous mettre en association et à monter des projets qui pourront vous aider. Même si l’Etat doit faire sa part, n’attendez pas toujours tout de l’Etat », les encourage-t-elle.

Présente à la rencontre, Koffi Marie Chantale, chargée de la prévention de la délinquance juvénile à Bondoukou affirme prendre bonne note. « On a compris vos préoccupations. Nous vous avons écouté et entendu », s’adresse-t-elle à l’auditoire. Amenée à intervenir, Sophie Leonard, représentante adjointe de l’Unicef a fait des précisions sur le travail des enfants. Elle a expliqué des axes d’interventions de son organisation.

Née à Man dans l’Ouest du pays, l’artiste Nash témoigne avoir connu les vicissitudes de la vie, elle qui a côtoyé très jeune le ghetto. Aujourd’hui, elle s’occupe de 176 enfants de la rue.

Le festival du HIP HOP qu’elle organise depuis 7 ans maintenant, est un moyen pour elle de les insérer dans la société.

Son profil a captivé l’ attention de l’Unicef qui l’a désignée ambassadrice courant 2019.

Nesmon De Laure ,

envoyée spéciale à Bondoukou

Lemediacitoyen.com

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