Justice juvénile, Bondoukou acquiert plus de confidentialité pour les enfants et les adolescents

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Une cérémonie officielle de remise des locaux a eu lieu le 17 mai 2019 à Bondoukou (DR)

Les enfants et les adolescents impliqués dans une procédure judiciaire à Bondoukou (Nord-Est) bénéficient de plus de confidentialité grâce à  un bâtiment  qui leur est dédié. L’ouverture officielle du nouveau local du service de protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse a eu lieu ce vendredi 17 mai. Une initiative soutenue par l’UNICEF et l’Union Européenne.

Il s’agit du Service de protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (SPJEJ). Il  fournit une assistance aux enfants impliqués dans des procédures judiciaires, interagit avec les enfants et leurs familles. L’objectif est   de donner des avis techniques qui permettent aux magistrats de mieux prendre en compte l’opinion des enfants et leur intérêt supérieur dans les décisions rendues.

Les SPJEJ travaillent également à la réinsertion des mineurs placés en détention ou sous garde provisoire par la justice. L’ouverture du service de Bondoukou s’annonce comme un pas de plus dans le respect des droits des enfants.

« c’est un service formé pour mener des enquêtes. Le résultat de ces enquêtes aidera les magistrats à prendre des décisions dans toutes les procédures où les mineurs seront mis en cause. Ce service va procéder aussi à la recherche des parents. La loi interdit de juger un mineur tant qu’on n’a pas trouvé son parent. Il permet d’accélérer les procédures, de produire la preuve de la minorité des mineurs », se félicite la directrice de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse au ministère de la justice et des droits de l’homme.

Elle précise qu’une permanence téléphonique est assurée. « Le téléphone du chef de service doit être ouvert tout le temps et chaque fois qu’un enfant entre dans le système de la police ou de la gendarmerie, dès que le procureur de la République est avisé, il actionne le service et le service se déporte dans ce commissariat ou dans cette brigade de gendarmerie. L’agent en charge de l’enquête signifie ce qu’il lui faut comme document pour mener son enquête. Et l’éducateur est obligé d’aller à la recherche de cela, même à la recherche des parents, si les parents sont hors de la ville. C’est pour cela que l’union européenne a donné les motos avec le carburant ».

Selon les chiffres officiels, entre 2016 et 2018, 20,700 enfants ont bénéficié de cette assistance judiciaire  dans 8 tribunaux qui disposent de ce service. Ce sont les tribunaux du Plateau,  de Yopougon, de  Bouaké, de Man, de  Guiglo, de Korhogo, d’Odienné et de Soubré.

Nesmon De Laure

Lemediacitoyen.com

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