Voici 2020 ! / Boris Anselme Takoué, Journaliste-écrivain

Boris Anselme Takoué sanction

2020 est là, et nous avec elle. Peu importe là et comment elle nous a trouvés, Dieu nous a exaucés, nous avons vu l’année. Pour les Ivoiriens, le sujet le plus colosse de cette année, sans risque de se tromper est bel et bien les élections présidentielles d’octobre prochain. Et les Ivoiriens qui se trouvent encore au pays ou à l’extérieur, en amont, ne cessent de s’interroger, sur la façon dont ces élections vont se dérouler. On peut même avouer qu’ils en font leur quotidienneté, tant est sérieux, le sujet.  

Peut-être qu’ils n’ont pas tort d’y songer. Car si on se fie à l’adage qui dit ceci : « de la manière tu viens au pouvoir, c’est comme ça tu t’en vas, c’est chacun a son tour », on est tout de suite happé par l’inquiétude, vu la manière dont l’actuel président est venu au pouvoir, mêmement également de la manière dont les présidents ivoiriens se sont succédés. Partant simplement de ces constats, il y a vraiment de quoi à affuter ses réflexions pour avoir une vue panoramique de l’avenir de cet autre pays important de l’Afrique de l’Ouest.     

Mais d’ores et déjà, si on veut voir la Côte d’Ivoire très bien portant, dans tous les camps politiques, on doit faire attention à ce qu’on dit et fait aussi. On doit se rappeler des années douloureuses que les Ivoiriens ont déjà connues, pour éviter de tomber dans la même bêtise, sinon crise. Jusqu’aujourd’hui, la jeune génération tout comme l’ancienne, sait que dans l’histoire politique ivoirienne, la Côte d’Ivoire n’a jamais connu de passation de pouvoir à la magistrature suprême. Ce fait commode devrait rapidement interpeler plus d’un, afin de prendre conscience de la façon et de la manière de mener le jeu politique.

Si aujourd’hui, pour venir au pouvoir, quelqu’un doit encore se battre, c’est qu’on n’a pas du tout tiré de leçons à tout ce qui s’était passé chez nous, et cela veut dire qu’on s’en fout si notre pays va encore s’embourber. Et pourtant, 2020 ne doit pas être une année amère pour les Ivoiriens. Loin de cela ! Si on laisse notre pays se replonger dans le passé ressent qui a fait tant de victimes, non seulement, on chassera cette petite stabilité qui existe depuis un moment, mais aussi, ça sera très difficile d’en finir maintenant avec les clivages politiques.   

Les mandants gagneraient donc, pour le bien-être des âmes ivoiriennes, à éviter coûte que coûte, que les élections à venir ne se passent pas en bonne et due forme. Il faut qu’on sache que la Côte d’Ivoire n’est pas comme une pute que n’importe qui vient posséder à tout va moyennant de l’argent. Non ! « Ce que veut l’Ivoirien, c’est le partage de la richesse et non de la misère. Et pour ce faire, il doit, avant tout, contribuer à créer ces richesses », disait feu Félix Houphouët-Boigny. Ses propos sont encore d’actualité.

On nous a promis l’émergence en cette année. Le moment est maintenant venu pour chaque Ivoirien, de faire ses propres analyses pour voir réellement ce qu’il en est ou pas et de faire des propositions concrètes, afin de soigner les vraies plaies de notre société. Désormais, il ne s’agit plus de crier sur tous les toits et porter des critiques dans le vide. Mais raisonner comme un citoyen éclairé qui veut voir son pays découdre pour de bon, d’avec le passé et épouser les donnes de son époque. Pour ma part, je souhaite une très bonne année à chaque Ivoirien ainsi qu’à ceux qui vivent avec nous ! La paix. Soit.   

Boris Anselme Takoué,

Journaliste-écrivain

borisanselme8@gmail.com

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