Éditorial : Journée mondiale de la santé mentale / le plaidoyer à l’endroit des populations et des pouvoirs publics

    La journée mondiale de la santé mentale est célébrée chaque année le 10 octobre afin de mieux faire connaître les questions de santé mentale dans le monde entier et d’améliorer l’aide aux personnes qui ont des problèmes de santé mentale

    Chaque année depuis 2013, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) organise une campagne mondiale pour la Journée mondiale de la santé mentale. La World Federation for Mental Health (WFMH) a annoncé le thème de la Journée mondiale de la santé mentale pour 2022, qui est  » Faire de la santé mentale pour tous une priorité mondiale ».

    Au regard de ce thème, c’est le lieu d’attirer l’attention de nos dirigeants notamment le ministère de la santé afin de s’investir davantage sur la question de la santé mentale. En Côte d’Ivoire, il y a une trentaine de médecins psychiatres (2021) pour une population estimée à 29.389.150 habitants selon le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2021. 

    Les populations sont très peu informées sur la question au point où sous nos cieux on a vite fait d’accuser les sorciers. 

    La maladie mentale s’attaque au cerveau au même titre que le paludisme se loge dans le foie pour s’attaquer aux globules rouges ou que le cancer s’en prend à divers organes du corps humain. C’est un ensemble de maux avec chacun leurs spécificités. Avec les progrès de la médecine une personne atteinte dispose de traitements médicaux efficaces qui permettent de guérir. 

    À l’occasion de cette journée mondiale de la santé mentale 2022, mon plaidoyer à l’endroit des populations est de revoir leur approche vis à vis des personnes atteintes. Il faut arrêter la stigmatisation envers les malades, surtout les moqueries. Il n’y a rien de plus stupide que de se moquer de personnes malades d’autant plus que du fait des facteurs à risque, nul n’est à l’abri. 

    Aussi si on a un proche qui en souffre, il faut autant que faire se peut, faire preuve d’empathie. Le soutenir, l’encourager dans sa prise de traitement, le rassurer, éviter de le stigmatiser car le soutien est très important dans le processus de guérison. 

    Par ailleurs, mon plaidoyer à l’endroit de l’État c’est de sensibiliser suffisamment la population sur la maladie mentale, l’encourager à consulter et se faire soigner. Il faut déconstruire les stéréotypes qui accusent systématiquement la sorcellerie. Il y a plusieurs facteurs qui peuvent conduire à la maladie mentale (génétiques, circonstances de la vie, choc émotionnel etc.)

    De même il faut former plus de psychiatres afin qu’il y en ait suffisamment pour toute la population pour pouvoir couvrir toute l’étendue du territoire national.

Délorès Pie

Lemediacitoyen.com 

 

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