Le Conseil National des Chefs Coutumiers et Communautés Urbaines (CN3CU), s’inscrit en faveur de la cohésion sociale

 

    Le Conseil National des Chefs Coutumiers et Communautés Urbaines est créé le 30 juin 2021. Ce à l’issue d’une Assemblée Générale Constitutive qui a rassemblé plus de 200 participants. Ces derniers ne sont pas restés en marge des activités de recherche de la paix. Cela suite aux différents conflits que notre pays a connu. Ils ont permis certaines fois d’éviter l’embrasement généralisé. Il était donc important que ces chefs s’organisent en communauté.

les objectifs du Conseil National des Chefs Coutumiers et Communautés Urbaines 

     Le Conseil National des Chefs Coutumiers et Communautés Urbaines a divers objectifs. D’abord, il vise à fédérer les chefferies des communautés urbaines de Côte d’Ivoire. Ce en vue d’avoir une unité d’action dans le cadre d’un dialogue national permanent pour le changement nécessaire des mentalités des populations urbaines en faveur de la paix, du vivre ensemble et de la cohésion sociale.

    Aussi, le conseil a pour missions entre autres d’anticiper et régler les conflits intercommunautaires entre les familles de la communauté par la conciliation. De même, renforcer la fraternité et la cohésion sociale entre les populations. Cela à travers les différentes cérémonies sociales et coutumières. Il entend également appuyer l’état dans la mise en œuvre des programmes de développement. Cela à travers la sensibilisation des populations, la promotion du civisme et de la culture ivoirienne. De même il vise à sensibiliser les populations sur l’insalubrité.

          les perspectives 

    En terme de perspectives, le conseil projette le maillage de toutes les cités urbaines en chefs de communauté selon la subdivision : commune, correspondant à la municipalité ; quartier, subdivision de la municipalité ou de la ville ; sous quartier, portion ou subdivision du quartier ; carré, correspondant à un ilot. Ce maillage va faciliter la pacification et la sécurisation du territoire. Ceci à travers certaines retombées. Il s’agit d’une meilleure circulation de l’information dans les agglomérations urbaines. De même une sécurisation plus aisée de la population par les forces de l’ordre.  Puis, une meilleure prise en compte des enfants « laissés-pour compte ». Cela, après l’abandon de l’école au cycle primaire et secondaire faute de moyens financier des parents.

    Par ailleurs, le conseil est organisé autour de quatre 4 organes. Ce sont l’Assemblée Générale ou le congrès (AG), le Bureau Exécutif National (BEN), le Collège des Sages (CS), le Commissariat aux Comptes (CC). D’abord l’assemblée générale ou le congrès est l’organe de décision du conseil. Ensuite le Bureau Exécutif National (BEN) est l’organe d’exécution de toutes les décisions du congrès. De plus, le collège des sages est l’organe de conciliation et de délibération en matière de litiges intercommunautaires. Enfin le commissariat aux comptes a pour mission le suivi et le contrôle de la gestion financière du bureau exécutif national. Aussi il permet d’établir les rapports financiers et comptables au congrès.

    Actions déja menées et plaidoyer 

    En outre le Conseil National des Chefs Coutumiers et Communautés Urbaines est intervenu dans la résolution de certains conflits. Il s’agit notamment du conflit post électoral présidentiel d’octobre 2020 à yamoussoukro, du heurt entre la police et la jeunesse à Attécoubé en 2021. De même le conseil est intervenu lors du conflit inter communautaire entre 2 ivoiriens en octobre 2021 à Abobo. Enfin il a participé à la résolution du conflit intercommunautaire entre un ivoirien et un béninois en septembre 2021 à Abobo, quartier belle ville.

    Selon le président de l’instance Vessou Bamba ils sont confrontés à certaines difficultés. « D’une part le manque de statut, un texte règlementaire qui permet aux chefferies communautaires urbaines de se reconnaître comme telles de même que les populations qui les ont choisies. » C’est donc un immense réseau de chefferie presque ignoré dans le pays. Le dernier recensement montre que 51 % de la population ivoirienne se trouve aujourd’hui dans les cités urbaines. C’est cette immense majorité qui se choisit un chef. Partout dans les cités urbaines, les problèmes sont multiples. Il y a des conflits dans les cités urbaines et ces conflits se généralisent rapidement. L’un des conflits en date est celui entre les ivoiriens et le peuple frère du Niger.

    « Nous avons été invité à deux reprises à la chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire où une collaboration est en vue » reconnait néanmoins Vessou Bamba. Mais cela reste insuffisant et leur plaidoyer à l’endroit des pouvoirs publics demeure la reconnaissance de leur statut par un texte réglementaire. Puis, un appui des autorités.

Délorès Pie

Lemediacitoyen.com 

 

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