Marina Kouakou, présidente du SFJ: « Nous allons nous impliquer davantage pour  la transparence de la vie publique » 

   Marina Kouakou est la nouvelle présidente du Salon des jeunes femmes et Citoyennes Journalistes (SFJ). Élue à l’unanimité ce samedi 6 mars 2021, la jeune journaliste annonce les couleurs de son mandat. Interview ! 

      Vous venez d’être élue présidente du salon des jeunes femmes et citoyennes journalistes de Côte d’Ivoire, quels sont vos sentiments ?

      La joie est à son comble, puisque c’est un rêve qui est devenu une réalité aujourd’hui. J’ai la lourde tâche de contribuer à la promotion des jeunes femmes journalistes et citoyennes journalistes. Ce qui n’est pas donné à tout le monde.

      Je remercie également toutes ces personnes qui ont cru en moi. Je veux également qu’elles sachent que leur choix n’est pas vain. Moi ainsi que toute l’équipe, allons faire de notre mieux pour impacter positivement en restant toujours à leur écoute.

    Présentez nous mieux  le Salon des Jeunes Femmes et Citoyennes Journalistes.

    Né en 2017, il était intitulé au départ Salon des Jeunes Femmes  Journalistes  (SFJ) . Aujourd’hui, l’assemblée générale a décidé de le dénommer Salon des Jeunes Femmes et Citoyennes  Journalistes (SFJ). Cette correction au niveau de la dénomination vise à mieux prendre en compte nos spécificités. Car notre association cible les jeunes journalistes femmes, les blogueuses et les étudiantes en journalisme. C’est une plateforme qui réuni toutes ces jeunes femmes ayant une expérience professionnelle inférieure ou égale à 10 ans.

      L’objectif majeur est d’améliorer les compétences de ces jeunes  femmes pour une bonne compétitivité sur le marché de l’emploi. A cet effet, nous avons déjà réalisé des afterwook thématiques et petit-déjeuners pendant lesquels nous avons échangé sur les questions du réseautage en journalisme, de l’infobésité, de la femme journaliste politique etc. 

      D’où est venue l’idée de la mise en place d’une telle organisation ? 

      La plateforme a été créée par la journaliste et blogueuse Nesmon De Laure que je salue au passage et remercie pour cette belle initiative. Ce qui nous a déjà permis et qui continue de nous permettre de nous exprimer nous les jeunes femmes journalistes et citoyennes journalistes.

     Quelles sont les points essentiels de votre mandat ?

     Notre mandat sera axé sur la formation comme cela l’a toujours été depuis le début en mettant aussi un accent particulier sur les étudiantes en journalisme qui cherchent encore leur repère . Avec l’équipe, nous allons penser au volet insertion professionnelle à leur niveau de sorte à faciliter au moins les stages de nos membres. 

     Nous nous attaquerons à tous les problèmes que rencontrent les femmes journalistes et citoyennes journalistes dans leur travail .

      Quels conseils donneriez vous à la jeune femme et citoyenne journaliste dans l’exercice de sa fonction ?

   Je vais réitérer mes propos lors de la conférence que j’ai eu le privilège d’animer un peu avant l’assemblée générale. Elle était intitulée « Le rôle de la Journaliste et blogueuse face à la montée de la désinformation ». Que toutes les femmes journalistes et citoyennes journalistes s’intéressent de plus en plus aux grands genres journalistiques, mais également à la transparence de la vie publique comme la lutte contre la désinformation  car très peu de femmes du milieu s’y intéressent. 

   Pourquoi spécifiquement la transparence de la vie publique  ? 

   En écrivant sur cela, nous pouvons véritablement impacter et démontrer que nos compétences n’ont pas de limites. Certes nous travaillons déjà sur beaucoup d’autres sujets dont les sujets de société, de santé, mais il est également nécessaire de produire des enquêtes sur la gouvernance en santé, en éducation, sur démocratie, la transparence de la vie publique. Et  la désinformation par exemple a un impact sur la transparence de la vie publique. Nous allons nous impliquer davantage pour  la transparence de la vie publique

     Peut on dire que  vous visez  à faire changer positivement les choses ? 

     En tous cas, il s’agit pour nous de sortir du statut quo en terme de production de l’information, que ce soit sur nos blogs, nos journaux ou autres plateformes médiatiques. Il faut prendre nos responsabilités et multiplier nos efforts. Travailler sur les sujets qui interrogent la gouvernance impactera forcément le pays car nos articles et productions pourront interpeller et même amener les décideurs à prendre des décisions susceptibles d’améliorer les choses. C’est toujours bon et réconfortant de savoir que nos écrits et publications ont de l’impact positif.

Interview réalisée par Délorès Pie 

Lemediacitoyen.com 

Lire aussi:
Violences au Bénin, les propositions de sortie de crise de Mathias Hounkpe, analyste

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*