Portraits (Diaspora France), Elles tentent de vivre de leur art malgré la covid-19

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Assamala Amoi-Séminet écrivaine ivoirien, auteure de 5 œuvres littéraires.

     Portrait de trois femmes qui n’ont pas baissé le rideau de ce qu’elles savent faire le mieux. Malgré le retour en force de la covid-19, elles continuent de produire en espérant que la pandémie va prendre fin, pour qu’elles exercent ce pourquoi elles sont passionnées. Incursion dans le monde d’Assamala Amoi-Seminet écrivaine qui se dit citoyenne du monde, Fabriss Attitoh artiste-chanteuse vivant en région parisienne et l’accessoiriste- créatrice de mode Jnet Callé qui vit à Chateaubriand. Dans l’ouest de la France.

     

Assamala Amoi-Seminet : « L’on ne doit pas se déplacer d’une constitution à une autre, comme si on naissait de nouveau.»

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La dernière œuvre de l’auteure, qui parle d’élections.

        Assamala Amoi-Seminet ne définit pas sa nationalité. Même quand on sait que ses parents sont des ivoiriens du sud. Né en 1960 à Paris, elle se considère comme parisienne avec un pied au Congo-Brazzaville, un autre à Abidjan et sa vie qu’elle mène aujourd’hui avec son époux à l’Ile Maurice. Une île  qu’elle a découverte grâce à une agence de voyage.  Assamala Amoi-Seminet a écrit sa première œuvre en 1987. Parue aux éditions  CEDA à Abidjan. Un recueil de nouvelles qu’elle a appelé « Impasse ». Elle a continué à écrire et est autrice de cinq œuvres qui sont le marché. Citons entre autre : « Avion par terre », « Appelez-moi Bijou », « S’il faisait beau demain ». Une œuvre littéraire qui parle en général des péripéties de la vie. L’écrivaine qui ne se veut ni sociologue ni politique a une vue bien tranchée quand on lui demande son avis sur les constitutions qui sont à géométrie variable sous nos tropiques : «le respect des textes peut faire éviter le chaos.  Lorsqu’une constitution détermine le nombre de mandats, les tenants du pouvoir doivent respecter cela. L’on ne doit pas se déplacer d’une constitution à une autre comme si on naissait de nouveau.»

                   Assamala Amoi vit tranquillement à l’Ile Maurice avec des mesures sanitaires qui permettent une libre circulation. Elle s’inquiète cependant pour tous ceux qui sont en proie à la montée en flèche du coronavirus et prie que la covid-19 devienne un mauvais souvenir.

Fabriss Attitoh : « Le coronavirus a bloqué les concerts.»

Fabriss Attitoh est une langue dans le milieu musical de la diaspora ivoirienne en France. Née Zézé Sokaud Fabrice Reine dans les années 80 à Guibéroua, c’est en 2013 elle sort son premier album « BEHI ». C’est une danseuse révélée par le groupe de danse « Nassa de Marcory », et qui a été footballeuse au club JCA de Treichville, à l’image de celui qui parraine sa carrière, Gadji Céli.

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Fabriss Attitoh, une voix qui fait le bonheur de la diaspora

Son deuxième album  sort en 2019. Elle l’intitule « Aekpa » qui signifie la vie en bété une ethnie du centre-ouest de la Cote d’Ivoire. Quand on aborde la question de la covid-19, Fabriss Attitoh pique presque une durite : « La pandémie de la covid-19 a bloqué tous les concerts. Je vis en France et c’est la nation la plus touchée par le coronavirus. Le fait que nous ne devons pas nous mélanger sonne la fin des spectacles et nous n’arrivons plus à vivre de notre art. » Dit-elle.  Avec un nouvel album qu’elle vient de mettre sur le marché, et qui s’appelle « Acceptez-le », elle peut voir venir avec les supports de téléchargements payants et surtout « prier » pour que la pandémie de la covid-19, devienne un sombre souvenir.

Jnet Mettier : « Je suis casanière, le confinement ne me pèse pas. »

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Jnet Mettier, accessoiriste ivoirienne

        A Abidjan,  Ginette Yoraud est connue sous le nom de Ginette Callé. L’accessoiriste de mode a partagé des années durant la vie du regretté homme de show-biz, Callé Grégoire. Cela fait des années qu’elle a commencé une autre une vie en France. Elle  vit à Chateaubriand, au pays de la Loire, dans l’ouest de la France. C’est là qu’en compagnie de son époux, celle qui est devenue  Jnet Méttier a déposé son atelier de confection et y produit des objets hors du commun en matière de design et de beauté.

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Une création de Jnet Mettier, un collier en perles

C’est en 2001, que celle qui bossait comme assistante de direction dans une entreprise abidjanaise, se découvre une passion : les perles. Jnet se lance donc dans les accessoires et fait monter sa cote en Afrique en parant des dames du show-biz et des candidates aux concours de beauté féminins. A son arc, Jnet Mettier a ajouté des cordes comme des chaussures et des vêtements. Le coronavirus pèse t-il sur les activités de l’accessoiriste ? « Je m’organise et je fais des ventes sur internet en profitant des réseaux sociaux. Je produis tard dans la nuit et comme je suis casanière, le confinement ne me pèse pas. » La covid-19 ne freine pas les activités de Jnet Mettier qui a lancé sa marque « Jnet » qu’elle espère faire connaitre dans le monde entier.

            

 

Armand Iré à Paris

 Lemediacitoyen.com

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