Serge Bilé, son avenir après le JT, ce qu’il dit de la crise à l’UNJCI

Serge Bilé restera sur le petit écran (DR)

Le 13 juillet 2019, Serge Bilé annonce sur sa page Facebook qu’il ne sera pas reconduit à la rentrée pour la présentation du journal télévisé de Martinique Première. Une décision à laquelle il s’était préparé. Lemediacitoyen l’a retrouvé deux semaines après dans une galerie à Abidjan, en pleine dédicace de ses livres. Il nous en dit plus.

 

A côté de sa vie d’écrivain, Serge Bilé est aussi un enfant du Journal Télévisé.  Pendant vingt et cinq années, les téléspectateurs entretiennent avec lui, une relation spéciale.

En 2018, il demande une pause. C’est en fin de saison, qu’il obtient cet arrêt. « Une décision de la direction à laquelle je m’étais personnellement préparé depuis des années mais qui fait toujours un petit quelque chose quand on a tissé des liens forts avec le public durant un quart de siècle… », ce message publié par le journaliste sur facebook le 13 juillet  attendri plus d’un.

 Mais ne pleurez pas. Serge Bilé sera encore sur le petit écran. Et cette fois, pour un autre type d’émission. A partir de septembre 2019, il anime une émission débat,  une émission d’approfondissement de l’actualité  en Martinique. « J’aurai une émission d’accompagnement de l’actualité », explique M.Bilé.

 Notre journaliste envisage-t-il un projet éditorial en Côte d’Ivoire ? Il répond sans ambages :

« Je n’ai aucun projet pour la Côte d’Ivoire mais si on m’appelle je viendrai. Mais pas à la télévision. J’accepte dans les conditions acceptables. Je l’ai fait pour les étudiants de l’ISTC (Institut des Sciences et Techniques de la Communication). Mais  on est parfois obligés de dépenser soi-même alors que souvent on met plus de moyens pour les gens qui viennent de France. C’est pour cela que j’ai arrêté avec l’ISTC ».

Comment devrait fonctionner une union de journalistes, quelles sont les expériences qu’il aimerait bien partager en la matière, lui qui évolue dans le milieu des média en Martinique ? Pour Serge Bilé, La Martinique, ce n’est pas le bon exemple.

 « On est mieux organisé à Paris. Il y a non seulement les syndicats mais aussi une société de journalistes dans les différentes rédactions qui a un rôle très fort, très important, à la fois de défense des droits des journalistes mais aussi de propositions pour faire évoluer et la profession, et les programmes. C’est quelque chose de très fort en France qu’on retrouve à TF1, à France2 dans tous les grands médias, la société des journalistes a un droit de regard, un droit de parole et sert de contrepouvoir ».

 

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Ce qu’il dit de la crise à  l’UNJCI

 Serge Bilé est catégorique : « Ce n’est pas parce qu’on est employé par une grande chaîne qu’on abdique sa liberté en tant que journaliste pour être assujetti à des ordres. On reste toujours journaliste parce qu’il faut rester libre quel que soit l’organe dans lequel vous travaillez.».

Interrogé sur la crise pré-électorale à l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire(UNJCI), il livre son avis. « J’ai bien vu qu’il y avait eu des problèmes au niveau de l’UNJCI. Des problèmes au niveau du vote, au niveau des procurations qui créent des troubles en termes de probité, de corruption, ce sont des choses qui se règlent. Ce n’est pas normal que ce problème qui est un problème ancien que nous avons connu ne puisse pas être réglé. Comment des journalistes peuvent demain donner des leçons aux hommes politiques en disant que toutes les élections en Côte d’Ivoire finissent dans le chaos, si eux-mêmes ne sont pas capables d’organiser une élection », dixit l’homme qui porte aisément l’habit d’écrivain et de journaliste.

 

Nesmon De Laure

Lemediacitoyen.com

 

 

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