Plaidoyer pour une gouvernance climatique inclusive, la convention de la société civile finalise 6 études 

    Plaidoyer. La Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) a commandité 6 études de base. Ce, dans le cadre du projet Benkadi. Il s’agit d’un projet de plaidoyer pour une gouvernance climatique plus inclusive. Objectif des études : mettre en place une base de données de référence et d’analyser les pouvoirs en place pour mieux affiner le plaidoyer. 

     Réalisées dans le cadre du projet Benkadi, ces études seront définitivement validées à l’issue de l’atelier qu’organise la CSCI du 23 au 25 novembre 2021 à Abidjan.

   Elles sont essentiellement portées sur le niveau de contribution de la société civile ivoirienne au débat sur les politiques d’adaptation et d’atténuation aux effets de l’érosion côtière et de la préservation des aires protégées.

     La Convention s’intéresse aussi à l’état des lieux du cadre institutionnel et réglementaire en matière de gestion de l’érosion côtière et la préservation des aires protégées. 

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   De plus, la cartographie des acteurs et espaces de dialogue en matière d’érosion côtière et de préservation des aires protégées et la capacité d’atténuation et d’adaptation des populations riveraines aux effets de l’érosion côtières et de la dégradation des aires protégées font partie des études.

   Un autre aspect particulier : le genre et l’inclusion sociale dans le cadre de la gestion de l’érosion côtière et de la préservation des aires protégées. Puis les connaissances, attitudes et pratiques des acteurs des zones d’intervention du projet Benkadi en matière de gestion de l’érosion côtière  et de préservation des aires protégées.

   L’ atelier de validation et de partage des résultats des études se tient entre l’équipe projet et l’ensemble des personnes morales physiques techniques qui ont pris part à la mise en œuvre.

    « Nous avons recruté 6 cabinets pour la réalisation de ces études sur la base de leurs compétences et expériences. Pour cerner la question, il fallait en amont un minimum d’étude, c’est ce qui a été fait et nous faisons une sorte de restitution ce matin. Nous avons invité d’autres acteurs, des personnes ressources qui vont nous aider à relire ces documents, ensuite avoir des rapports assez consensuels. Sur la base de ces rapports ont va identifier des indicateurs qui vont permettre de faire le suivi de nos objectifs », a expliqué le Coordinateur national de la CSCI, Mahamadou Kouma, lors de la cérémonie officielle de l’ouverture de l’atelier le 23 novembre 2021.

     Selon le Chargé de projet Benkadi pour la Côte d’Ivoire Oscar Gaguy, ces études permettront de voir le niveau de dégradation de nos aires protégées,  connaître les acteurs impactés par ce phénomène, les espaces de dialogue qui existent, à quel niveau les acteurs de la société civile peuvent intervenir, comment les femmes, les jeunes, et les personnes en situation de handicap sont impactés par ce phénomène là où cela se manifeste…

   « L’idée, c’est de cartographier la situation actuelle notamment en ce qui concerne les aires protégées et l’érosion côtière, ensuite dégager les différents indicateurs qui vont nous permettre de suivre pendant 5 ans l’évolution de ce projet qui va durer de 2021 à 2025. Il porte essentiellement sur le plaidoyer,  nous voulons recueillir ces données, avant de mener des activités de sensibilisation, et plaidoyers vis-à-vis des décideurs pour aboutir à une plus grande prise en compte des besoins des populations impactées dans la prise de solution.

     Par le passé, l’Etat a dégagé beaucoup de moyens, plusieurs ONG et acteurs ont travaillé sur la question, nous ne venons pas reprendre le travail qui a été déjà fait, mais plutôt connaître le niveau de prise en compte des décisions et pour y parvenir il faut avoir une situation réelle de ce qui se fait actuellement », a-t-il détaillé.

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    Il poursuit: « Il y a des zones en Côte d’Ivoire où les changements climatiques ont beaucoup plus d’impact sur les communautés. Au niveau du littoral de Tabou à Assinie, les populations sont impactées par le phénomène d’érosion côtière. Notre objectif, c’est que ces populations impactées soient associées à la prise de décision qui les concerne. C’est pareil pour les aires protégées.

    La Côte d’Ivoire avait un certain niveau de forêt il y a quelques années, aujourd’hui nous sommes à moins de 2 millions d’hectares de forêt pour l’ensemble du pays. L’Etat a mis en place des aires protégées  afin que nous puissions bénéficier de l’équilibre climatique. Il se trouve que malheureusement certaines communautés qui habitent aux alentours les détruisent. Pourtant elles ont été mises en place pour assurer l’équilibre. Notre rôle, c’est de faire en sorte que ces communautés puissent être les premiers acteurs qui protègent ces parcs et réserves ».

    Le projet global Benkadi est un consortium d’organisations de la société civile regroupées en 4 pays avec un partenaire Néerlandais. Soutenu par les Pays-Bas, Il porte sur la résilience climatique. En Côte d’Ivoire, il prend en compte deux problématiques. Il s’agit de l’érosion côtière et la protection des aires protégées. Et prend en compte 15 régions du pays.

 

Marina Kouakou

Lemediacitoyen.com

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