Désinformation et harcèlement en ligne, l’OIDH épingle des cas visant des femmes politiques

    Désinformation doublée de harcèlement contre des femmes politiques. C’est un pan qui ressort du rapport rendu public par l’Observatoire ivoirien des droits de l’homme (OIDH) ce 15 octobre 2020. 

    Ce sont au total, quarante-trois (43) cas de désinformation qui sont identifiés par l’équipe de veille de l’OIDH. La période de l’étude par du 17 août au 11 octobre 2020. 

       Si ces cas présentent les visages habituels de la désinformation, ils ont un pan de harcèlement contre des femmes politiques ou proches de politique. 

      L’Ong note « Des propos sexistes dont l’objectif était de porter atteinte à la dignité, à la réputation ou à l’engagement politique de certaines figures féminines
ivoiriennes ont visé la Première Dame Dominique Ouattara, La Ministre
Belmonde Godo et la candidate à l’élection présidentielle Marie Carine
Bladi epse Davidson », informe le rapport. 

        L’OIDH a constaté, entre autres, des contenus inventés ou montés de toutes pièces en vue de tromper l’opinion ou de causer du tort. Ces contenus fabriqués  représentent 45 % des cas de désinformation observés.  Il s’agit de rumeurs infondées et ou de propos mensongers attribués à des personnalités politiques.

       Au nombre des exemples y afférent, l’on peut citer la fausse déclaration attribuée à M. Francis Wodié le 16 septembre 2020 à la suite de la décision du conseil constitutionnel et la rumeur relative à la remise de passeport des sieurs Laurent Gbagbo et Blé Goudé par la Cour Pénale Internationale le 01 octobre 2020. 

      L’OIDH  constate aussi que plusieurs cas de désinformations  proviennent de certains flashs d’informations diffusés par des pages Facebook.

       Par ailleurs, des discours de haine dont les contenus se rapportent à des propos identitaires  sont épinglés. Ces discours « tendent à remettre en cause la nationalité ivoirienne de certaines personnalités politiques dont Messieurs Mamadou Touré, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ». 

        Le rapport note une profusion de rhétoriques belliqueuses et d’injurieuses graves employé par certains acteurs politiques dans le but d’infantiliser,
d’humilier, ou de discréditer leurs adversaires.

       Ce rapport s’inscrit dans le cadre  du Projet de lutte contre la désinformation en ligne en période électorale. 

       L’OIDH met en œuvre ce projet avec l’appui financier du National Endowment for Democracy (NED) et le soutien technique du National Democratic Institute (NDI). Entamé depuis le 1er juin 2020, il s’étendra sur huit (8) mois.
        Ce projet vise à atténuer les effets des fausses informations sur le processus
électoral de 2020 et consiste à monitorer les réseaux sociaux notamment
Facebook afin d’identifier les cas de désinformations.
         Après la phase de la révision de la liste électorale, l’OIDH a observé la
seconde phase du processus électoral qui se rapporte à la collecte des
parrainages suivi du dépôt et de la validation des candidatures.

Lemediacitoyen.com 

 

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