Et si on commençait maintenant à tenir compte de la compétence ?/Boris Anselme Takoué, Journaliste-écrivain

Boris Anselme Takoué sanction

La Côte d’Ivoire, à l’instar des autres pays africains francophones met aussi l’accent sur le diplôme pour embaucher un individu qui postule soit pour le secteur privé, soit pour le public. Depuis des décennies, cette règle qui est en cours, oblige des âmes à l’accepter telle que. Et pourtant, le monde évolue, il faut bien évoluer avec lui.

Jusqu’aujourd’hui, c’est bien d’employer les diplômés, mais ce serait aussi intéressant de ne plus totalement rejeter ou négliger ceux qui n’ont aucun diplôme et qui ont un talent à revendre. Car il y a certaines personnes qui n’ont ni idées mais ont un idéal. D’autres n’ont ni idéal mais ont des idées. Il y en a aussi qui n’ont ni idées et ni idéal, et ceux qui ont les deux à la fois.

Avec ce système très vieux, combien de personnes sont mortes sans pouvoir exprimer leur talent? Combien de frustrés continuions-nous de faire dans nos sociétés africaines francophones ? Quand allons-nous réfléchir pour faire assoir une bonne politique de recrutement dans les différents domaines d’activités ? Quand allons-nous comprendre qu’il nous faut revoir coûte que coûte le système francophone sur le plan de l’employabilité ? Quand exactement ?

Il ne s’agit pas ici de ne plus tenir compte des diplômes, mais en plus de cela, de donner la chance à ceux qui n’en ont pas mais qui savent faire quelque chose au moins de leurs dix doigts. Mieux, qui savent faire ce qu’une société recherche. C’est triste de voir des âmes passionnées de l’armé qui restent à la maison ou trainent dans les rues parce que l’âge fait défaut ou qu’elles n’ont pas le diplôme qu’il faut pour passer le concours de l’armé. Plusieurs talents de l’électronique, d’informatique, entre autres, qui peuvent apporter leur contribution au développement d’une entreprise restent bloqués à la maison parce qu’ils n’ont pas de diplôme dans ce domaine. Ne voyons-nous pas aujourd’hui des gens qui font le travail pour lequel ils n’ont pas été formés ?

A côté de nous, chez les Anglophones par exemple, s’ils sont en avance, c’est bien parce qu’eux, ont compris qu’il faut donner la chance à tout le monde. Surtout à ceux qui ont été ou sont éduqués par la nature et qui bénéficient des talents irréprochables dans plusieurs secteurs d’activité, leur permettant de réaliser quelque chose d’important.

Si seulement chez nous, on commençait d’ores et déjà à tenir compte de la compétence, outre le savoir, on verra le changement que cela va occasionner. Beaucoup de personnes attendent d’avoir un rayon de soleil sur leur vie. Que nos sociétés ne les empêchent pas. Du tout ! 

Boris Anselme Takoué,

Journaliste-écrivain

Lemediacitoyen.com

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