Secteur de la Sécurité , une étude révèle que les femmes occupent des postes de sulbaternes

   Secteur de la Sécurité en Côte d’Ivoire. Une étude commanditée par la Fondation Friedrich Ebert fait des révélations sur la place accordée aux femmes. 

   Faite à distance pendant la période de confinement due à la crise sanitaire (Covid-19) d’avril à septembre 2020, l’étude a été présentée officiellement ce jeudi 11 novembre 2021,  à Abidjan-Cocody. Ce, au cours d’une cérémonie « de présentation de l’Etude et débat public »  organisé par la Friedrich-Ebert-Stiftung.
    En fait, l’ étude est dénommée : « La femme dans le secteur de la sécurité ivoirienne: Réprésentativité et participation ». L’objectif est d’analyser la représentativité et le niveau de participation des femmes dans le secteur de la sécurité en Côte d’Ivoire.
    Selon les résultats de la recherche, « les postes occupés par les femmes, dans le secteur de la sécurité sont variés. On les retrouve désormais dans tous les corps des forces de défense et de sécurité en Côte d’Ivoire. Il convient de noter qu’elles occupent principalement des postes de subalternes, sans véritable pouvoir d’influence ou de décision.
   Elles restent cantonnées à des positions sexospécifiques et occupent des fonctions dans le secteur médico-social, dans l’administration ou des positions loin du terrain ou des missions considérées comme « dangereuses » », a expliqué l’auteure lors de son intervention. Elle se nomme Kamina Diallo. Elle est Experte et Chercheure sur les questions de genre et de sécurité internationale, Consultante pour la Friedrich-Ebert-Stiftung. 
secteur de la Sécurité
     Poursuivant, elle révèle que le taux de personnel féminin dans l’armée ivoirienne en 2010 était de 0,5% et de 0,66% en 2016. Soit 296 femmes sur 44 597 éléments dont 44 301 hommes. « Il est important de ne pas s’arrêter aux chiffres parce qu’ils ne disent pas tout et même quand la parité est atteinte. Où sont les femmes précisément? voici ce qui importe plus que les chiffres en eux mêmes. Il faut faire évoluer les femmes qui y sont déjà à des postes de décisions », a-t-elle souhaité.
     Ainsi, selon l’Experte, les causes liées à la persistance de la problématique de sous réprésentativité des femmes dans les différents secteurs d’activité malgré les efforts du gouvernement ivoirien, sont notamment,
 » le faible niveau de scolarisation et alphabétisation des jeunes filles par rapport aux garçons, départ précoces de l’école des filles, harcèlement sexuel et viols, Victimes de mutilation génital féminine, de violence basées sur le genre, principales cibles pendant la crise, taux de hômage plus élevé chez les femmes, surréprésentation des femmes dans les secteurs non rémunérées et dans le secteur informel, revenu moyen des femmes inférieur à celui des hommes, les ivoiriennes sont sous réprésentées aux postes à responsabiltié et lieux de décisions, même quand elles sont présentes dans les instances de pouvoir c’est principalement dans des postes sexospécifiques ou subalternes ».
     La diplômée des Science PO Paris a précisé que le secteur de la sécurité ne concerne pas uniquement la police , la gendarmerie, l’armée. Mais prend également en compte plusieurs autres acteurs dont la société civile et les médias.
Pour faire bouger les choses, elle a adressé des recommandations aux Institution du secteur de la sécurité , aux autorités nationales, aux organisations de la société civile, aux partenaires de développement. Il s’agit entre autres de:
« 
  • renforcer les mécanismes et structures (internes et:ou externe à relatifs au genre: collecte, coordination et partage de données, points focaux, formation, suivi, contrôle et sanctions.
  • Instaurer des mesures des mesures de lutte contre le harcèlement: sanctions, point focal genre, infrastructures adaptées aux femmes, davantage de femmes institutrices…
  • Développer un budjet sensible au genre, renforcer les structures de coordination, collecte des données ventillées par sexe, créer des journées portes ouvertes pour sensibiliser les jeunes filles et les femmes aux métiers qu sein des ISS et une journée nationale de la femme dans le secteur de la sécurité.
  • Renforcer le leadership et les capacités des femmes présentes dans les ISS et mener des actions de plaidoyers en faveur d’une féminisation des ISS dans les postes de décisions , sensibiliser les populations et les autorités à l’importance de la participation des femmes dans le secteur de la sécurité à tous les niveaux.
  • Accorder plus de moyens favorisant l’accès des femmes dans les ISS, accompagner les autorités nationales et les OSC pour renforcer le leadership et les capacités des femmes présentes dans les ISS. Renforcer les activités de promotion du genre et de l’égalité femme-homme, renforcer les capacités des femmes présentes dans les ISS… »
     Lors de la cérémonie d’allocution tenue  peu avant la présentation officielle du document, la Réprésentante du ministre de la Défense Koua Malé Miriam, ainsi que la Réprésentante du ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant Dr Kouamé Juslaine ont salué l’initiative Friedrich-Ebert-Stiftung qui selon elles, est « d’une importance capitale du fait des données publiées ».
secteur de la Sécurité
     A leur suite le Représentant Résident de la Friedrich-Ebert-Stiftung Côte d’Ivoire Thilo SCHÖNE a invité les uns et les autres à utiliser cette études mises à disposition avant de féliciter les auteurs.
      Fondée en 1925, la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) est la plus ancienne fondation politique en Allemagne. Elle doit son existence et sa mission à l’héritage politique de Friedrich Ebert, le premier président Allemand élu démocratiquement dont elle tient le nom.

      En tant que fondation politique, proche d’un parti social-démocrate, son travail s’appuie sur les valeurs fondamentales de la social-démocratie: liberté, justice et solidarité. 

Marina Kouakou
Lemediacitoyen.com 
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