Droits de l’homme et sécurité, Abidjan encore épinglée

      Droits de l’homme. Le rapport de Afrika JOM Center sur la Démocratie en Afrique de l’Ouest aborde aussi les droits de l’homme et la sécurité. Précisons que le rapport à été rendu public le 7 septembre 2020. Soit peu de temps après la sortie d’Amnesty international au sujet des manifestations anti 3ème mandat. Voici ce que dit le rapport de Afrika Jom Center au sujet des droits de l’homme et la sécurité en Côte d’Ivoire. 

       Situation des droits de l’homme

       Restriction de l’espace civique

      Depuis le mois de Décembre 2019, on a assisté à la restriction comme une peau de chagrin de l’espace civique en Côte d’Ivoire. La situation des droits de l’homme s’est beaucoup dégradée :

      › Interdiction des meetings de l’opposition (report et interdiction du meeting de l’opposition qui était prévu du 14 Décembre 2019 au 22 Décembre dernier avant d’être finalement interdit suivant une décision du ministre de l’Intérieur instruisant l’ensemble des maires d’empêcher la manifestation);

Droits de l'homme et sécurité

     La répression et le harcèlement des activistes de la société civile, des militants syndicaux, des journalistes et des blogueurs ont affaibli les capacités de la société civile ivoirienne, qui réagit difficilement et de moins en moins aux violations de la démocratie et des droits de l’homme.

     Sur le plan social, la répression d’une
manifestation d’élèves visant à anticiper les congés de Noël a fait 3 morts dont un dans la ville de Daloa, un à Anyama et un à Dimbokro sans compter les nombreux blessés et autres dégâts matériels dont des incendies de salles de classe.

          Situation sécuritaire


        Sur le plan sécuritaire, l’année 2019 a été marquée par plusieurs conflits communautaires nourris par des
tensions politiques. Il s’agit des conflits dans les villes de Daoukro en Décembre 2019, Beoumi en Mai 2019.


        En 2016, ces conflits avaient déjà fait 20 morts dans la ville de Bouna dans le Nord-Est de la Côte d’Ivoire. Des violences avaient éclatées lors des municipales d’Octobre 2018 entre des membres de la communauté baoulé réputée acquise au PDCI d’Henri Konan BÉDIÉ et ceux de la communauté malinké réputée proche du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix d’Alassane OUATTARA.

 

Lire aussi:
Covid-19, l'Apdh demande de libérer certains prisonniers

Extrait du rapport d’Afrika Jom Center sur la Démocratie participative en Afrique de l’Ouest.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*