Législatives 2020, plaidoyer pour au moins 20  jeunes  à l’hémicycle

|261 vues |
foscao
Le FOSCAO mobilise les jeunes pour 2020 (LMC)

Des plaidoyers ont été émis ce 30 avril 2019 à l’occasion du lancement officiel du projet du FOSCAO  en vue de la participation politique active des jeunes.  En point de mire la présidentielle et les élections locales de 2020.  Au nombre des plaidoyers, une proposition spécifique pour l’assemblée nationale.

 

En Côte d’Ivoire, seulement 2 jeunes de moins de 35 ans sont élus députés. Ces derniers ne sont pas élus sous la bannière de partis politiques. Une réalité qui met en exergue une sorte de  gérontocratie au sein des partis politiques. Comment  participer activement à la vie politique,  pas seulement en qualité d’électeurs, mais en qualité d’élus, donc de candidats ?   Les jeunes  font des propositions afin d’obtenir un cadre légal dans ce sens.

 « L’horizon 2020 est un carrefour pour la promotion des jeunes. (…) Nous voulons au moins une liste de  20 jeunes en compétition à l’assemblée nationale et que cela soit soutenu par une proposition de loi », propose Edima Nguessan Emmanuel, président du conseil national des jeunes de Côte d’Ivoire et porte-parole de la présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse.

Il a fait cette sortie à l’ouverture de la cérémonie de lancement du projet « Projet de mobilisation des jeunes pour les élections de 2020 en Côte d’Ivoire ». La rencontre s’est tenue ce 30 avril à Abidjan-Cocody.

Drissa Soulama, Coordonnateur national du Forum des Organisations de la société civile d’Afrique de l’Ouest (FOSCAO) propose la mise sur pied d’un cadre légal de représentativité des jeunes dans l’espace politique. «  Nous souhaitons au moins 30% de taux de représentativité des jeunes sur les listes de candidats », suggère-t-il.

L’ambassadeur Babacar Mbaye , représentant de la CEDEAO en Côte d’Ivoire a  informé de l’existence d’un fonds pour la démocratie et a indiqué que la participation politique des jeunes fait partie des droits humains. Leur présence est une justice pour influer l’orientation des processus de gouvernance.

Selon Coulibaly Ben Souleymane, coordonnateur du projet au  FOSCAO, la mise   en œuvre concerne les localités d’Abidjan, du Gbèkè, du N’Zi , du Haut Sassandra et du Poro. « Nous prévoyons des activités de plaidoyer ayor-s des organisations de jeunesse et des partis politiques », a-t-il entre autres cité. Un panel mettant en exergue les obstacles à la participation politique des jeunes et proposant des réponses a mis fin à la rencontre.

Nesmon De Laure

Lemediacitoyen.com

Lire aussi:
Analyse/ FCFA, des clés pour comprendre la polémique/ par Stephane Ganhi, économiste de développement, spécialiste de l’inclusion financière

Email


*