Projet de centrale à charbon à San Pedro, Africa-Vuka appelle à son abandon

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Afrika Vuka a animé une conférence de presse ce 30 avril à Abidjan (LMC)

Les membres de la plate-forme Afrika-Vuka réitèrent leur opposition au projet de construction d’une centrale à charbon à  San Pedro ( sud-ouest ivoirien). Yvonne Toba, coordonnatrice de No-Vox Côte d’Ivoire, porte-parole de la plateforme l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse ce 30 avril à Abidjan-Yopougon.

 

Les Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) Côte d’Ivoire, 350 Côte d’Ivoire, No-Vox Côte D’ivoire, et les représentants des communautés de San Pedro venus à Abidjan, tous des organisations membres de la plate-forme Afrika-Vuka, veulent mettre un terme au projet de centrale à charbon à San Pedro, initié depuis 2016 par le gouvernement ivoirien. Pour se faire, ils ont animé ce 30 avril, une conférence de presse, suite à l’atelier d’information et de sensibilisation autour des questions d’énergies fossiles et de construction de la centrale à charbon de San Pedro organisé la veille.

« Le gouvernement ivoirien a opté depuis 2016 pour la construction d’une centrale à charbon d’une capacité totale de 700 mégawatts au sud-Ouest de notre Pays. Ce projet gouvernemental est d’autant plus incompréhensible que les risques tant sanitaires, qu’environnementaux sont importants et alarmants », a indiqué, la porte-parole de Novox Côte d’Ivoire à Abidjan Yvonne Toba, lors de la lecture du communiqué de presse.

Poursuivant elle a énuméré les impacts sanitaires que pourrait avoir cette centrale à charbon de houille (roche carbonée) sur les populations de San-Pédro et villes environnantes si ledit projet venait à se réaliser. Il s’agit entre autres des maladies cardio-vasculaires, des maladies respiratoires, des cancers et hausse de températures…

Après avoir réitérer l’engagement des organisations membres de la plate-forme Afrika-Vuka, à œuvrer activement à l’abandon du projet de central à charbon  à San-Pédro et partout en Côte d’Ivoire, Yvonne Toba a invité «  l’opinion publique ivoirienne à prendre une part active dans cette quête pour un développement énergétique sain et durable ». Elle a au nom de la plateforme, demandé à « l’Etat ivoirien et ses partenaires financiers de renoncer audit projet » et a invité les acteurs de la société civile ivoirienne à s’engager davantage dans cette lutte, tout en encourageant l’Etat  à initier des projets de centrales à énergies solaires ou autres énergies renouvelables.

Anciennement appelée Decolonise Africa la plateforme nommée Afrika Vuka depuis février 2019 a pour objectif de fédérer les campagnes et les mouvements qui œuvrent pour mettre fin à l’ère des combustibles fossiles en Afrique et passer à une énergie propre et renouvelable.  

Afrika Vuka a placé depuis deux années les journées Africaines (25 mai) sous le signe de la lutte contre les énergies fossiles.  Cette année, une série d’activité est prévue par la plateforme, le 25 mai prochain. Elle marquera le lancement des activités de l’année 2019-2020 de la plate-forme.

De  son côté, l’opérateur chargé de la construction a toujours défendu la garantie d’une étude d’impact environnemental favorable. Un argument que les ONG remettent en cause, se fondant sur  des dégâts causés par les centrales à charbon sous d’autres cieux.

Marina Kouakou

Lemediacitoyen.com

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