Atteinte aux droits des migrants, Abidjan proteste contre l’arrestation de 46 ivoiriens en Tunisie

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Les ivoiriens conduits àla frontière tuniso-libyenne désormais pris en charge (DR)

Le gouvernement ivoirien annonce une délégation en Tunisie en vue de trouver une issue heureuse après l’arrestation de 46 ivoiriens dans le pays et le convoyage de 36 d’entre eux à la frontière tuniso-libyenne début août.

« Une mission conduite par le directeur général des Ivoiriens de l’extérieur se rendra incessamment en Tunisie en vue de trouver un dénouement heureux à cette situation préoccupante dans laquelle se trouvent nos compatriotes », lit-on dans le communiqué du gouvernement qui a été transmis à notre rédaction. L’Ambassade de Côte d’Ivoire en Tunisie a informé le 4 août dernier, le gouvernement ivoirien de l’arrestation de 46 ivoiriens à Sfax, une ville située à 240 km de Tunis. Ces personnes arrêtées sont constituées de femmes, d’hommes et d’enfants.

Le président des ivoiriens de Sfax a également confirmé le convoyage de 36 de ces ivoiriens par la police locale dans le désert, à la frontière tuniso-libyenne, dans une zone militarisée. Face à la situation, les autorités ivoiriennes ont traduit le même 4 août, par une note verbale, leur vive protestation aux autorités tunisiennes. La Côte d’Ivoire a très rapidement saisi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en vue de localiser ses compatriotes et leur apporter une assistance humanitaire. Pour encore marquer son mécontentement à la Tunisie, son Chargé d’affaires en Côte d’Ivoire a été convoqué par le secrétaire général  du  ministère des Affaires étrangères.

 « Le secrétaire général a marqué son étonnement de noter que, malgré les excellentes relations d’amitié et de coopération qui ont toujours existé entre la Côte d’Ivoire et la Tunisie, de tels traitements sont réservés, de façon récurrente, aux ressortissants ivoiriens en Tunisie », est-il mentionné dans le communiqué. Et de rappeler que « le gouvernement ivoirien tient à souligner qu’il attache du prix à la vie et à la sécurité de ses ressortissants à l’extérieur comme il tient à la vie et à la sécurité de tous ceux qui habitent à l’intérieur de nos frontières, et en appelle au strict respect des conventions internationales, au respect de la  dignité humaine   et  des droits des personnes migrantes ».

N’Dri Koffi avec Sercom du ministère de l’Intégration africaine

Lemediacitoyen.com

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