Journalisme politique, les femmes veulent s’impliquer davantage

|234 vues |
Le SFJ et ses invités ont échangé autour du journalisme politique et de la femme journaliste. (DR)

Elles ne veulent plus demeurer dans les préjugés, mais s’imposer dans la sphère médiatique en Côte d’Ivoire. Pour leur deuxième afterwork, les journalistes réunies au sein du Salon des jeunes femmes journalistes (SFJ) ont échangé autour du  thème « La place de la femme journaliste dans la société ivoirienne ».

 Cette rencontre des jeunes journalistes femmes,   blogueuses et étudiantes en journalisme, s’est tenue le vendredi 12 avril 2019  aux deux plateaux.Lors du panel, les femmes journalistes ont partagé les expériences rencontrées dans le milieu de la presse. Selon Norbette Zézé, première femme journaliste politique de la presse d’opposition, et invité spéciale, seulement 60 femmes sur 600 sont détentrices de la carte d’identité de journalistes professionnels, selon les chiffres de la Commission paritaire d’attribution. « Je suis contente de cet honneur que vous me faites. Il n’y a pas que le journalisme politique, dans toutes les rubriques, il faut s’investir à faire de la qualité. Quand vous parlez du prix du pain, vous faites un peu de politique, la politique est partout. Il faut se spécialiser. Personne ne vous laissera la place. Je nous exhorte à la qualité », a-t-elle conseillé.

  Anne Marie Eba, analyste politique, Rosemonde Kouadio, secrétaire générale du Quotidien d’Abidjan ont abondé dans le même sens en insistant sur la formation, le professionnalisme et la qualité des productions. La conseillère politique chargée du genre et du féminisme à la Friedrich Ebert Stiftung, Carelle Laeticia Goli, s’est félicitée de l’organisation de l’afterwork et a souhaité que les femmes s’intéressent aux questions politiques car il s’agit de la gestion de la cité.  Michèle Pépé, invitée spéciale en qualité de journaliste modèle a également partagé son expérience et a prodigué des conseils à ses jeunes sœurs.

 La présidente-fondatrice du SFJ, Nesmon De Laure a remercié les participants. Elle a réitéré le  plaidoyer à l’endroit de la Fondation Friedrich Ebert, pour que les jeunes  journalistes femmes bénéficient de la formation Génération d’Avenir, « afin qu’elles aient le plus confiance en elles-mêmes ». Rappelons que le SFJ mis sur pied en 2017, regroupe des jeunes journalistes femmes, des blogueuses et des étudiantes en journalisme.

N’Dri Koffi

Lemediacitoyen.com

Lire aussi:
Justice / Pourquoi et Comment user de l’accord à l’amiable

Email


*